Pardon....
Créé le Dimanche 14 Mars 2010 à 15:48:42 - Catégorie : Pourquoi ?
PARDON
Après une nuit cauchemardesque, durant laquelle j'ai
fais un triste constat, je me suis paradoxalement levé ce matin, dans
une forme, plus au moins éblouissante. Chacun a une raison de vouloir
changer, et la raison souvent l'emporte.
Ayant pris conscience de ma complicité
indiscutable, dans l'ensemble des péchés commis par certaines parties de mon
corps, j'ai décidé, de relever le défie d'un exercice peu orthodoxe, mais qui
me semble contrairement aux confessions traditionnelles, plus sincère et plus
honnête.
Ainsi donc, dans l'ordre de gravité, des fautes
moralement indécentes, et divinement punissables, je demande pardon :
A MA MAIN DROITE
Tu as osé écrire un
poème qui parle d'amour et de paix, alors que dans ce monde, les
larmes et le sang se côtoient tout le temps. Rien que pour ça, je suis désigné
coupable, ainsi que ma plume, qui aurait mieux fait, de garder ce papier
blanc.
A MA MAIN GAUCHE
Tant de cigarettes ce sont consumées
lentement, jusqu'à te faire bruler les doigts. Il est vrai, que je t'ai violé
un droit, celui de te préserver, selon la foi. Seulement voila, ce n'est
pas vraiment le cas, tu restes malgré tout, le grand témoin, de mes
bons et mauvais choix.
A MES PIEDS
Vous m'avez transporté dans les
jardins interdits, ou les fleurs ne Poussent jamais au printemps. Mais
elles sont jaunâtres toutes les autres Saisons. J'ai traversé les fleuves les
plus abondants. Ni le soleil, ni la pluie, rien n'a pu arrêter votre élan.
A MES
YEUX
Plus de larmes
versées, moins de raisons connues. Vous ne voyez rien, et à la fois, vous
voyez tout. Un regard perdu sur une image déjà très loin.
Figés à jamais, sur les couleurs et souvenirs du passé. L'avenir
c'est déjà hier, qui ne peut plus vous sourire.
A MES OREILLES
Usées par des mots que
vous n'avez jamais entendus. Vous avez laissés s'envoler les meilleures
promesses, pour ne retenir que les causes perdues. Les plus belles
paroles sont juste, celles que je rêve dans le silence absolu de
mes nuits.
A MON NEZ
Moi qui devais être le
seul héritier, de cette rose orpheline, que j'ai espéré prendre avec le plus
grand soin. Mon flaire avait tort de se méfier de ses épines, après t'avoir
envouté de cet irrésistible parfum.
A MA BOUCHE
Avec tes lèvres assoiffées
d'un tendre baiser, que j'ai souvent oublié de prendre, ou
celui-ci, ne faisait pourtant que m'attendre. A la quête de ma grappe de
raison, qui n'était jamais bien loin, je te nourrissais de rien, sauf du vent
pour assouvir ta faim.
A MON COEUR
Calme et serein
pendant les grandes tempêtes, tu tremblais et devenais méconnaissable,
à la vue, et au passage d'un insignifiant orage. Tu ressembles à un
océan, de part ton énorme espace, Bien que, pour mes désirs, il n'y
a eu jamais de place.



